Votre client vient de valider votre proposition par téléphone : comment sécuriser cet accord avant de lancer la production ou la livraison ? C’est précisément le rôle du bon de commande. Ce document, émis par l’acheteur, formalise sa demande et engage les deux parties sur le prix, les quantités et les délais. S’appuyer sur un exemple d’un bon de commande permet de gagner du temps et d’éviter les oublis qui, en cas de litige, peuvent coûter cher.
Bon de commande : comment le rédiger correctement ?
Le bon de commande est rédigé par le client, puis transmis au fournisseur. En pratique, de nombreux vendeurs fournissent eux-mêmes un modèle prérempli à leurs clients pour s’assurer que toutes les informations utiles y figurent.
Une fois accepté par le fournisseur, le bon de commande engage juridiquement les deux parties. Selon l’article 1113 du Code civil, le contrat se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation. Le client s’engage à payer, le fournisseur à livrer dans les conditions prévues. Aucune des deux parties ne peut ensuite modifier unilatéralement le prix ou les quantités.
Bon de commande : exemple
Un bon de commande efficace est avant tout précis. Décrivez chaque produit ou service de façon à ce qu’il ne puisse pas être confondu avec un autre : référence, modèle, couleur, dimensions. Évitez les formulations vagues comme « fournitures diverses » ou « prestation de conseil ».
BON DE COMMANDE – N° 001Date : 06/10/2026
Client : Entreprise XPrestataire : Entreprise Z
Prestation : Création d’un logoQuantité : 1Prix HT : 220 €TVA : 44 €Total TTC : 264 €
Conditions de paiement : paiement à 30 jours.Bon pour accord :Nom, date et signature du client.
Pensez aussi à numéroter vos bons de commande. Ce numéro sera repris sur le bon de livraison puis sur la facture, ce qui facilite le suivi et le rapprochement des documents.
Quelles sont les mentions indispensables d’un bon de commande ?
Aucun modèle officiel n’est imposé. Pour être complet et opposable, un bon de commande doit toutefois comporter plusieurs informations :
- Le numéro du bon de commande et sa date d’émission ;
- L’identité complète de l’acheteur et du vendeur : nom ou raison sociale, adresse, numéro SIREN ;
- La désignation précise des produits ou services commandés ;
- Les quantités et le prix unitaire hors taxes ;
- Le taux de TVA applicable et le montant total TTC ;
- La date, le lieu et les modalités de livraison ;
- Les conditions et le délai de paiement ;
- La signature de l’acheteur, et idéalement celle du vendeur.
Vous pouvez également ajouter les conditions générales de vente, les éventuelles remises accordées ou les frais de livraison. Plus le document est complet, moins il laisse de place à l’interprétation.
Comment utiliser un bon de commande avec un devis ?
Devis et bon de commande sont souvent confondus. Pourtant, ils n’interviennent pas au même moment et ne sont pas émis par la même personne.
Deux documents complémentaires
- Le devis est rédigé par le vendeur. Il présente une offre chiffrée, valable pendant une durée déterminée ;
- Le bon de commande, lui, vient du client : il confirme sa volonté d’acheter.
Dans un circuit classique, les étapes s’enchaînent ainsi : le vendeur émet un devis, le client le valide en envoyant un bon de commande, puis le vendeur livre et facture.
Dans ce cas, le bon de commande doit faire référence au numéro du devis. Les prix et conditions doivent être strictement identiques. Toute divergence doit être clarifiée avant le lancement de la commande.
Le devis signé peut-il remplacer le bon de commande ?
Oui, un devis daté et signé par le client, accompagné de la mention « bon pour accord », a la même valeur qu’un bon de commande. Cette solution est très répandue chez les prestataires de services et les artisans, car elle évite de produire un document supplémentaire.
Le bon de commande reste toutefois utile dans certaines situations :
- Lorsque le client passe des commandes répétées sans devis préalable ;
- Lorsqu’il souhaite commander seulement une partie des éléments chiffrés ;
- Lorsque son service achats impose son propre format.
Dans les entreprises structurées, il sert aussi à valider une dépense en interne avant de l’engager auprès du fournisseur.