Rencontrer Pierre, c’est discuter avec un entrepreneur français de 42 ans qui a franchi le pas de l’investissement immobilier en Belgique il y a deux ans. Installé à Lyon depuis toujours, ce chef d’entreprise dans le secteur du conseil a découvert les opportunités du marché belge lors d’un déplacement professionnel à Bruxelles. Face aux refus des banques françaises pour son projet d’investissement locatif transfrontalier, il s’est tourné vers le système bancaire belge. Après plusieurs mois de démarches et d’apprentissage, Pierre a réussi à décrocher un crédit hypothécaire auprès d’une banque belge, malgré son statut de non-résident. Aujourd’hui propriétaire de deux appartements à Liège qu’il loue avec succès, il partage avec nous son expérience, ses difficultés et ses précieux conseils pour tous les Français qui envisagent cette démarche.
📋 Sommaire de l’interview
- Pourquoi as-tu cherché un crédit en Belgique plutôt qu’en France ?
- Comment as-tu découvert cette possibilité pour les non-résidents ?
- Quelles ont été les premières démarches concrètes ?
- Quels documents t’ont été demandés par les banques belges ?
- As-tu rencontré des refus ou des difficultés particulières ?
- Comment se sont passés les échanges avec le courtier et la banque ?
- Quelles conditions de crédit as-tu obtenues finalement ?
- As-tu dû ouvrir un compte bancaire en Belgique ?
- Quelles erreurs as-tu évitées grâce aux conseils reçus ?
- Quels conseils donnerais-tu à un Français dans ta situation ?
- Referais-tu cette démarche aujourd’hui ?
🤔 Pourquoi as-tu cherché un crédit en Belgique plutôt qu’en France ?
Pierre : Alors en fait, au départ, je n’avais pas du tout prévu ça ! J’ai commencé par solliciter ma banque française habituelle pour financer un investissement locatif. J’avais déjà un crédit immobilier pour ma résidence principale et un petit prêt professionnel. Ma banque m’a expliqué que mon taux d’endettement était trop élevé selon leurs critères, même si mes revenus étaient largement suffisants. J’ai essayé deux autres établissements français, et c’était le même refrain à chaque fois.
C’est lors d’un déplacement à Bruxelles pour un client que j’ai discuté avec un collègue belge qui m’a parlé des différences entre les systèmes bancaires. Il m’a expliqué que les banques belges avaient parfois des critères d’analyse différents, notamment pour les crédits hypothécaires. Elles regardent davantage la valeur du bien et le projet global que simplement le taux d’endettement strict. Ça m’a vraiment interpellé, surtout que les biens immobiliers en Belgique, particulièrement dans certaines villes comme Liège ou Charleroi, offraient des rendements locatifs intéressants.
J’ai aussi découvert que les taux d’intérêt pouvaient être compétitifs, et que la législation belge permettait tout à fait à un non-résident d’emprunter. C’était une opportunité que je ne connaissais absolument pas avant. Du coup, je me suis dit : pourquoi pas tenter ma chance ? Au pire, j’aurais perdu quelques heures à constituer un dossier.
🔍 Comment as-tu découvert cette possibilité pour les non-résidents ?
Pierre : Après cette discussion avec mon collègue, je me suis mis à chercher sur internet. J’ai trouvé plusieurs forums d’expatriés et d’investisseurs immobiliers qui parlaient de cette option. Ce qui m’a rassuré, c’est que plusieurs Français témoignaient avoir réussi à obtenir des crédits en Belgique pour des projets immobiliers, que ce soit pour une résidence secondaire ou pour de l’investissement locatif.
J’ai découvert qu’aucune loi belge n’interdit aux non-résidents de souscrire un prêt, contrairement à ce que je pensais. Par contre, toutes les banques n’acceptent pas forcément. Certaines ont des politiques internes qui limitent les prêts aux résidents belges uniquement. D’autres sont plus ouvertes, surtout si tu as un projet solide et cohérent sur le territoire belge.
Ce qui a vraiment fait la différence dans ma recherche, c’est quand je suis tombé sur le site d’un courtier spécialisé dans les crédits pour non-résidents. Il expliquait clairement les conditions, les banques partenaires et le processus. J’ai rempli un formulaire de contact, et j’ai été rappelé dans les 48 heures. Cette première conversation téléphonique m’a permis de comprendre que mon projet était tout à fait réalisable, à condition de bien préparer mon dossier et d’être transparent sur ma situation financière.
📝 Quelles ont été les premières démarches concrètes ?
Pierre : La toute première étape a été de définir précisément mon projet avec le courtier. Il m’a posé plein de questions : quel type de bien je visais, dans quelle ville, quel était mon budget, mes revenus actuels, mes charges, mes crédits en cours. C’était vraiment un échange approfondi, bien plus poussé que ce que j’avais eu avec les banques françaises.
Ensuite, il m’a demandé de rassembler tous les documents justificatifs. Ça, c’était la partie la plus fastidieuse, je dois l’avouer ! Il fallait que je récupère mes trois dernières fiches de paie, mes deux derniers avis d’imposition, mes relevés bancaires des trois derniers mois, les tableaux d’amortissement de mes crédits en cours, et même des justificatifs de mes revenus fonciers si j’en avais. Heureusement, je suis assez organisé dans mes papiers, donc ça ne m’a pris qu’une petite semaine pour tout compiler.
Le courtier m’a aussi conseillé de commencer à chercher activement un bien en Belgique, car les banques aiment voir un projet concret. J’ai donc passé plusieurs week-ends à visiter des appartements à Liège. J’ai trouvé deux studios dans un immeuble rénové, bien situés près de l’université, avec un bon potentiel locatif. Une fois que j’avais les compromis de vente signés sous condition suspensive d’obtention du crédit, le courtier a pu vraiment lancer les démarches auprès des banques partenaires.
📄 Quels documents t’ont été demandés par les banques belges ?
Pierre : Alors là, il faut être prêt à fournir pas mal de paperasse ! Les banques belges sont assez rigoureuses, surtout avec les non-résidents. Elles veulent s’assurer que tu es solvable et que ton projet tient la route. Voici la liste complète de ce que j’ai dû fournir :
- Ma carte d’identité française en cours de validité (recto-verso)
- Un justificatif de domicile récent (facture d’électricité de moins de 3 mois)
- Mes trois derniers bulletins de salaire
- Mes deux derniers avis d’imposition complets
- Mes relevés bancaires des trois derniers mois (compte courant et compte épargne)
- Les tableaux d’amortissement de tous mes crédits en cours
- Mon contrat de travail ou, dans mon cas, mon extrait Kbis et mes bilans d’entreprise
- Le compromis de vente des biens immobiliers belges
- L’estimation de la valeur des biens par un expert agréé
- Une simulation de rentabilité locative
Ce qui m’a surpris, c’est qu’ils ont aussi demandé une attestation de mon notaire français confirmant que je n’avais pas d’hypothèque judiciaire ou de saisie en cours. C’est un document spécifique qu’on ne demande pas forcément en France. Le courtier m’avait prévenu, donc j’avais anticipé.
Un conseil important : tous les documents doivent être récents et lisibles. J’ai dû refaire scanner certains papiers parce que la qualité n’était pas suffisante. Et si tu as des revenus complexes (comme moi avec mon entreprise), prépare-toi à devoir expliquer en détail ta situation. J’ai même dû faire traduire certains documents comptables par un traducteur assermenté pour que tout soit parfaitement clair.
⚠️ As-tu rencontré des refus ou des difficultés particulières ?
Pierre : Oui, ça n’a pas été un long fleuve tranquille ! Sur les cinq banques que le courtier a contactées, trois ont refusé d’emblée. Deux parce qu’elles ne financent pas les non-résidents, point final. La troisième parce que mon taux d’endettement, même s’il était acceptable selon les critères belges, était à la limite haute de ce qu’ils acceptaient pour un étranger.
Les deux banques restantes ont accepté d’étudier mon dossier, mais avec des conditions différentes. La première exigeait un apport personnel de 30% du montant total, ce qui était vraiment élevé pour moi. La seconde était plus souple sur l’apport mais proposait un taux d’intérêt plus élevé que pour un résident belge. C’est là que le courtier a vraiment montré son expertise : il a négocié avec la seconde banque en mettant en avant la solidité de mon projet locatif et mes garanties.
Une grosse difficulté a été la question de l’assurance solde restant dû. Comme je suis non-résident, certaines compagnies d’assurance refusaient de me couvrir, ou alors à des tarifs prohibitifs. On a finalement trouvé une solution avec une assurance spécialisée, mais ça a rallongé le processus de presque un mois. C’est vraiment un point à anticiper si tu te lances dans cette démarche.
Il y a aussi eu un moment de stress quand la banque a demandé une garantie hypothécaire supplémentaire sur un autre bien. Heureusement, j’avais un petit studio en France qui était libre d’hypothèque, et j’ai pu l’utiliser comme garantie complémentaire. Sans ça, le crédit aurait peut-être été refusé.
💬 Comment se sont passés les échanges avec le courtier et la banque ?
Pierre : Le courtier a vraiment été mon interlocuteur principal, et franchement, sans lui, je ne sais pas si j’aurais réussi. Il était basé en Belgique, mais on communiquait principalement par email et téléphone. Il répondait très rapidement à mes questions, même le week-end parfois. C’était rassurant parce que je ne connaissais pas du tout le système belge.
Il a fait tout le travail de prospection auprès des banques, en présentant mon dossier sous le meilleur angle possible. Il connaissait exactement les critères de chaque établissement et savait comment formuler ma demande pour maximiser mes chances. Par exemple, il a insisté sur le fait que j’avais déjà une expérience de propriétaire bailleur en France, ce qui rassurait les banques sur ma capacité à gérer un bien locatif.
Avec la banque directement, j’ai eu deux rendez-vous en visioconférence et un rendez-vous physique à Bruxelles. Lors du rendez-vous physique, j’ai rencontré le conseiller crédit qui a vraiment étudié mon dossier en détail. Il m’a posé des questions sur mon activité professionnelle, mes projets à long terme, ma connaissance du marché locatif belge. C’était un vrai entretien approfondi, mais dans une ambiance bienveillante. Il voulait vraiment comprendre mon projet, pas juste cocher des cases.
Ce qui m’a marqué, c’est la transparence des échanges. En France, j’avais parfois l’impression qu’on me cachait certaines informations ou qu’on me baladait. Là, tout était clair : les conditions, les délais, les documents manquants. Ça m’a vraiment mis en confiance. Le courtier faisait aussi le lien et s’assurait que je comprenais bien tous les aspects techniques du crédit.
💰 Quelles conditions de crédit as-tu obtenues finalement ?
Pierre : Alors, j’ai obtenu un crédit hypothécaire de 180 000 euros pour financer l’achat de mes deux studios à Liège. Le taux d’intérêt était de 3,2% sur 20 ans, ce qui était légèrement plus élevé que les taux proposés aux résidents belges à l’époque (environ 2,8%), mais ça restait très correct et même meilleur que ce que j’aurais pu obtenir en France si on m’avait accepté.
La banque a exigé un apport personnel de 20%, soit 45 000 euros, que j’ai pu mobiliser grâce à mon épargne et à la vente d’un petit placement. Les frais de notaire et de dossier en Belgique sont assez élevés, environ 12-15% du prix du bien, donc il faut vraiment les anticiper dans son budget. Au total, avec l’apport et les frais, j’ai dû débourser environ 75 000 euros de ma poche.
Les mensualités s’élèvent à 1 020 euros, et mes deux studios me rapportent ensemble environ 1 300 euros de loyers mensuels. Donc, même avec les charges et les éventuels mois de vacance locative, le projet est rentable. La banque a d’ailleurs intégré ces revenus locatifs dans le calcul de ma capacité de remboursement, ce qui a aidé à faire passer le dossier.
Un point important : j’ai négocié la possibilité de faire des remboursements anticipés sans pénalités après 5 ans. C’était important pour moi d’avoir cette flexibilité. J’ai aussi souscrit une assurance solde restant dû qui couvre le décès et l’invalidité, pour environ 35 euros par mois supplémentaires. Au final, le coût total du crédit avec les intérêts et l’assurance est d’environ 265 000 euros sur 20 ans.
🏦 As-tu dû ouvrir un compte bancaire en Belgique ?
Pierre : Oui, c’était une condition obligatoire de la banque pour m’accorder le crédit. Ils voulaient que les prélèvements mensuels se fassent directement sur un compte belge. Au début, ça m’embêtait un peu parce que je pensais que ce serait compliqué, mais finalement, l’ouverture du compte a été très simple et rapide.
Je me suis déplacé à Bruxelles avec ma carte d’identité française, un justificatif de domicile et le compromis de vente de mes biens. J’ai rempli un formulaire en agence, et le compte a été ouvert le jour même. J’ai reçu ma carte bancaire belge par courrier une semaine plus tard à mon adresse en France. Ils ne m’ont même pas demandé de domiciliation de revenus ou de montant minimum à l’ouverture.
Ce compte me sert maintenant exclusivement pour tout ce qui concerne mes investissements belges : le prélèvement du crédit, mais aussi la réception des loyers de mes locataires. C’est finalement très pratique parce que ça me permet de séparer clairement ma comptabilité française et belge. Je fais des virements depuis mon compte français vers mon compte belge tous les mois pour couvrir la différence entre les loyers et la mensualité du crédit.
Petit conseil : renseigne-toi bien sur les frais bancaires. Certaines banques belges facturent des frais de tenue de compte et des frais sur les virements internationaux. J’ai choisi une banque en ligne belge qui proposait des frais réduits pour les non-résidents. Ça me coûte environ 5 euros par mois, ce qui est très raisonnable. Et je peux tout gérer depuis l’application mobile, sans avoir besoin de me déplacer en Belgique régulièrement.
❌ Quelles erreurs as-tu évitées grâce aux conseils reçus ?
Pierre : La première grosse erreur que j’aurais pu faire, c’est de foncer tête baissée sans bien comprendre les implications fiscales. Le courtier m’a tout de suite orienté vers un expert-comptable spécialisé dans la fiscalité franco-belge. J’ai découvert qu’en tant que résident français percevant des revenus fonciers en Belgique, je devais déclarer ces revenus dans les deux pays, avec un système de crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Si je n’avais pas anticipé ça, j’aurais pu avoir de mauvaises surprises avec le fisc.
Deuxième erreur évitée : acheter n’importe quel bien juste parce que c’était moins cher qu’en France. Le courtier m’a conseillé de vraiment étudier le marché locatif local, les quartiers porteurs, la demande. J’ai failli acheter un bien dans une zone moins attractive, mais après analyse, on s’est rendu compte que le taux de vacance locative y était élevé. J’ai finalement choisi des studios près de l’université, avec une demande locative constante. Ça fait toute la différence en termes de rentabilité.
Troisième point crucial : ne pas sous-estimer les frais annexes. En Belgique, les frais de notaire et droits d’enregistrement sont beaucoup plus élevés qu’en France, parfois jusqu’à 15% du prix du bien. Si je n’avais pas provisionné cette somme, je n’aurais pas pu finaliser l’achat. Le courtier m’a fait faire une simulation complète de tous les coûts avant de me lancer.
Enfin, j’aurais pu faire l’erreur de négliger l’assurance habitation et l’assurance loyers impayés. En Belgique, les obligations ne sont pas exactement les mêmes qu’en France. Le courtier m’a mis en relation avec un assureur spécialisé qui proposait des formules adaptées aux propriétaires non-résidents. Aujourd’hui, je suis bien couvert, et ça me permet de dormir tranquille même à 500 km de mes biens.
💡 Quels conseils donnerais-tu à un Français dans ta situation ?
Pierre : Mon premier conseil, c’est vraiment de passer par un courtier spécialisé dans les crédits pour non-résidents. N’essaie pas de contacter les banques belges directement, tu vas perdre un temps fou et essuyer probablement beaucoup de refus. Un bon courtier connaît les établissements qui acceptent les dossiers de non-résidents et sait comment présenter ton projet pour maximiser tes chances. Oui, ça a un coût (environ 1,5% du montant emprunté dans mon cas), mais c’est largement rentabilisé par le temps gagné et les meilleures conditions obtenues.
Deuxième conseil : prépare un dossier béton. Sois ultra-rigoureux dans la préparation de tes documents. Les banques belges sont méticuleuses, surtout avec les étrangers. Tout doit être à jour, lisible, cohérent. Si tu es entrepreneur ou que tu as des revenus complexes, prépare-toi à devoir fournir des explications détaillées. Plus ton dossier est solide et transparent, plus tu inspires confiance.
Troisième point : anticipe vraiment tous les coûts. Ne te contente pas du prix du bien et du crédit. Compte les frais de notaire belges (très élevés), l’assurance, les éventuels travaux, les charges de copropriété, les taxes locales, les frais de gestion si tu passes par une agence. Demander un devis pour travaux de rénovation permet d’ailleurs de mieux chiffrer l’investissement. Fais une simulation complète de rentabilité sur plusieurs années. Ton projet doit tenir la route même avec quelques mois de vacance locative.
Quatrième conseil : entoure-toi bien. Au-delà du courtier, tu auras besoin d’un notaire belge (qui sera imposé de toute façon), mais aussi idéalement d’un expert-comptable qui connaît la fiscalité franco-belge, et éventuellement d’une agence de gestion locative sur place si tu ne veux pas gérer toi-même à distance. Ces professionnels ont un coût, mais ils te sécurisent énormément.
Enfin, sois patient et persévérant. Le processus peut prendre plusieurs mois, il y aura des moments de doute, des documents à refournir, des allers-retours. Mais si ton projet est solide et que tu es bien accompagné, ça finit par aboutir. Et la satisfaction de réussir un investissement transfrontalier vaut vraiment tous ces efforts !
🔄 Referais-tu cette démarche aujourd’hui ?
Pierre : Sans aucune hésitation, oui ! Deux ans après, je suis vraiment satisfait de mon investissement. Mes deux studios sont loués en permanence, je n’ai jamais eu de vacance locative de plus de deux semaines entre deux locataires. Les loyers couvrent largement le crédit, et je commence même à dégager un petit cash-flow positif tous les mois. En termes de rentabilité pure, c’est bien meilleur que ce que j’aurais pu obtenir en France sur des biens équivalents.
Au-delà de l’aspect financier, cette expérience m’a ouvert les yeux sur les possibilités d’investissement transfrontalier. Je ne savais même pas que c’était possible avant de me lancer. Aujourd’hui, je regarde avec intérêt d’autres opportunités, peut-être au Luxembourg ou aux Pays-Bas. J’ai acquis une expertise et un réseau de professionnels qui me servent pour développer mon patrimoine immobilier de façon intelligente.
Bien sûr, il y a quelques contraintes. La gestion à distance n’est pas toujours simple, même si je passe par une agence locale. Les aspects fiscaux demandent une attention particulière chaque année. Et il faut accepter de ne pas tout contrôler comme quand tu as un bien à côté de chez toi. Mais franchement, ces petits inconvénients sont largement compensés par les avantages.
Si je devais refaire, je changerais peut-être deux choses. D’abord, je me serais encore mieux renseigné sur les quartiers avant d’acheter. J’ai eu de la chance que mes studios soient bien situés, mais j’aurais pu faire une analyse encore plus poussée. Ensuite, j’aurais négocié plus fermement certains frais avec le courtier et le notaire. On peut souvent grappiller quelques centaines d’euros ici et là.
Mon projet maintenant ? Racheter un troisième bien en Belgique d’ici un an ou deux, en utilisant cette fois la plus-value potentielle de mes premiers studios comme apport. Et pourquoi pas, à terme, créer une petite société pour optimiser la gestion et la fiscalité. Le crédit belge pour non-résident, c’était vraiment la porte d’entrée vers une stratégie patrimoniale que je n’aurais jamais imaginée il y a trois ans !
📌 L’essentiel à retenir du parcours de Pierre
- Profil : Entrepreneur français de 42 ans, résident en France
- Projet : Achat de deux studios à Liège pour investissement locatif
- Montant du crédit : 180 000 euros sur 20 ans
- Taux obtenu : 3,2% (légèrement supérieur aux taux résidents)
- Apport personnel : 20% du montant + frais de notaire (environ 75 000 euros au total)
- Intermédiaire clé : Courtier spécialisé en crédits pour non-résidents
- Durée du processus : Environ 4 mois de la première prise de contact au déblocage des fonds
- Obligation : Ouverture d’un compte bancaire en Belgique
- Rentabilité : Loyers de 1 300 €/mois pour une mensualité de 1 020 €
- Point d’attention : Fiscalité franco-belge à bien anticiper avec un expert-comptable
Un immense merci à Pierre d’avoir partagé son expérience avec autant de transparence et de détails. Son témoignage montre qu’obtenir un crédit en Belgique en tant que Français non-résident est tout à fait possible, à condition d’être bien préparé, bien accompagné et patient. Son parcours prouve aussi que les opportunités d’investissement immobilier ne s’arrêtent pas aux frontières françaises, et que la Belgique peut offrir des conditions intéressantes pour développer son patrimoine. Si vous envisagez cette démarche, n’hésitez pas à vous inspirer de ses conseils pratiques et à vous entourer de professionnels compétents pour maximiser vos chances de succès. Bonne chance dans vos projets ! 🍀